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Vendredi 29 décembre 5 29 /12 /Déc 00:00

Onze pourcents

Des députés UMP

Seraient Gays

Plus de 40 députés de l'UMP sur 360 seraient Gays. Ca fait plus de 11%. Pas mal comme représentation. Dommage qu'on ne donne pas les noms, ce serait plus facile pour vérifier les chiffres. Mais voilà, on leur dit de se taire sur leur orientation sexuelle parce qu'il ne faut pas méler la vie privée avec la vie publique. Bien sûr, les hétéros ne mélangent jamais l'un et l'autre eux quand ils exhibent leur femme et leurs enfants partout. Evidemment, personne ne sait que François Hollande couche avec Ségolène Royal ni que Bernadette est la femme de Jacques. Le débat sur le mariage homo n'aboutira jamais en France tant que les Gays resteront dans leur placard et ne montrerons pas qu'ils ont des couilles au cul ! Pourquoi la société respecterait-elle leurs droits tant qu'ils seront honteux de ce qu'ils sont ?

Mais bon, les choses avancent comme nous le montre le dossier 'Homo Politicus' que l'on peut lire sur e-llico.

Des candidats LGBT par dizaines aux élections en Suède ou aux Pays-Bas, des maires de capitales européennes (Paris, Berlin) ouvertement gay, des ministres homos en Grande-Bretagne ou en Norvège, des chefs de partis gay… C’est l’évidence même, la visibilité homosexuelle s’est singulièrement renforcée ces dernières années dans nombre de pays occidentaux. L’événement est d’importance dans un monde (la scène politique) où un a priori veut que tout le monde soit "naturellement" hétérosexuel. Désormais des personnalités politiques franchissent le pas et affirment publiquement leur orientation sexuelle différente pour témoigner d’une part de leur identité, pas pour parler de leur intimité. C’était d’ailleurs la stratégie mise en œuvre par Bertrand Delanoë lors de son coming out sur M6 en 1998 : dire ce qu’on est et se taire sur ce qu’on vit. Car c’est bien le grief qu’on fait toujours aux politiques qui disent qu’ils sont gays. Pourquoi parlez-vous de votre vie privée ? Pourquoi exposez-vous ainsi votre intimité ?
On mesure l’hypocrisie d’un tel reproche surtout lorsqu’il émane de personnalités hétéros qui exposent inlassablement leur vie privée (l’exemple le plus incroyable est celui de Sarkozy reprochant son coming out à Delanoë) mais surtout on comprend que cette critique n’est, au fond, qu’une injonction faite aux gays et aux lesbiennes à la discrétion, à l’invisibilité. C’est aussi l’affirmation d’un vrai clivage entre ceux qui pensent que l’homosexualité est politique et ceux qui la confinent à la chambre à coucher.
Fort heureusement toutes les personnalités concernées n’obtempèrent pas à cette injonction. L’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon expliquait ainsi : "J’ai fait le choix de la sincérité (…) tout simplement parce que je n’aurais pas supporté de vivre en tentant de cacher une part forte de ma personnalité. Cette sincérité, je me la devais, je la devais aux autres. Occupant des fonctions en vue, je crois que c’était aussi pour moi un devoir d’assumer cette sincérité, de façon à aider, modestement, ceux qui ont une difficulté personnelle ou sociale à affirmer leur homosexualité (…) Ici, comme ailleurs, l’argument d’autorité fonctionne : si un ministre se reconnaît homosexuel et si cette situation est admise et ne pose pas de problème, chacun peut le faire."
Car si l’affirmation publique de son homosexualité a bien une vertu, c’est celle de l’exemplarité. C’est d’ailleurs une des clefs du coming out de la plupart des personnalités politiques. Elles entendent être des modèles car elles ont compris le bénéfice que les homosexuels, dans leur ensemble, pouvaient tirer de leur exemple. Ces personnalités politiques ont aussi pris note du contexte actuel où mensonges et dissimulations passent de plus en plus mal dans l’opinion publique. C’est ce qui explique notamment les campagnes Outre Manche et aux Etats-Unis contre les homos dans le placard. Cet impératif de sincérité, d’honnêteté touche désormais presque tous les camps politiques y compris celui des populistes comme avec Pim Fortuyn.
Evidemment, rendre publique son homosexualité est un rite de passage plus où moins difficile. Etre le premier maire ouvertement gay d’Italie comme Rosario Crocetta, maire de Gela en Sicile, est plus périlleux que de faire partie de la dizaine de députés homos que compte le parlement suédois. En France, la situation est particulière. La visibilité est souvent prise au mieux pour une entorse au sacro-saint modèle républicain. C’est sans doute pour cela que l’idée lancée par Christophe Girard, l’adjoint à la Culture (PS) de Bertrand Delanoë, de réserver des circonscriptions législatives à des personnalités politiques LGBT a été raillée y compris dans son propre parti.

Une quarantaine de députés seraient gay. Et tenez-vous bien, dans le seul groupe UMP. C’est ce qu’on peut lire dans "Sexus politicus" qui avance qu’"à l’intérieur du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, constitué de trois cent soixante députés, une quarantaine seraient homosexuels. Une minuscule poignée a assumé publiquement sa préférence. Pour les électeurs, ce sont des hommes mariés, souvent pères de plusieurs enfants. Pour le cercle intime des homosexuels libérés sachant draguer." On est bien heureux de l’apprendre. Mais qui est concerné ? Mystère, aucun nom n’est donné. En fait, aucun député français n’a jamais fait son coming out — donc n’est ouvertement gay. A l’exception notable d’André Labarrère, député-maire PS de Pau, décédé en mai dernier, qui avait parlé publiquement de son homosexualité en 1997, rares sont les personnalités politiques ouvertement homos. Il y a bien sûr Bertrand Delanoë, maire de Paris, avec son coming out télévisé en 1998, l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, Christophe Girard, l’adjoint (PS) à la Culture de Bertrand Delanoë, les conseillers régionaux Ile-de-France Eddie Aït (PRG), Patrice Bessac (PC), Jean-Luc Romero (UMP) et Catherine Tripon (UDF et APP), Philippe Meynard, le maire (UDF) de Barsac et l’actuel ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres dont l’homosexualité a été rendue publique par l’éditeur Guy Birenbaum.

Pierre Serne (Verts) : «Il y a une valeur d’exemplarité»
Responsable de la Commission LGBT des Verts, Pierre Serne est conseiller municipal à Vincennes (Val de Marne). Il s’est présenté aux législatives dans ce fief détenu par la droite depuis des décennies.
Contrairement à d’autres pays, la France compte extrêmement peu de personnalités politiques ouvertement homosexuelles. Aux dernières élections suédoises, on comptait, par exemple, plus de 180 candidats LGBT. Comment expliquez-vous cette situation ?
Ces chiffres seraient sans doute à comparer au nombre total de candidat(e)s et je ne suis pas sur qu’il y en ait moins, au final, en France. Simplement très peu de candidat(e)s en France, sont "labellisé (e)s" LGBT. Cela tient en partie à l’universalisme républicain qui veut que l’on ne soit pas le candidat de telle ou telle minorité ou de telle ou telle communauté mais simplement un candidat estampillé par tel ou tel parti politique. Ce n’est d’ailleurs pas forcément malsain. On peut très bien être ouvertement homosexuel et pour autant ne pas se revendiquer comme tel en se présentant aux suffrages de ses concitoyens. Ainsi, pour ma part, je suis homosexuel, ouvertement, et candidat des Verts, je ne suis pas un candidat homosexuel. Quand je me présente aux élections législatives, je porte le programme des Verts pas mon identité homosexuelle. En même temps, je ne cache pas mon homosexualité et je défends avec force et conviction l’égalité des droits et toutes les revendications qui y sont liées.
Selon vous, les difficultés qu’ont pu rencontrer les personnalités ouvertement homosexuelles en France (procès continu en communautarisme, blagues homophobes…) expliquent-elles ce refus de parler ouvertement de son orientation sexuelle ?
C’est peut-être aussi une raison. Mais enfin, on ne peut pas dire qu’aux Pays-Bas ou en Italie il n’y ait pas eu de problème pour des candidat(e)s LGBT… Après, c’est aussi une question personnelle et parfois une question de courage. J’ai déjà eu droit de la part de certains de mes adversaires à des attaques à l’homophobie plus ou moins voilée. Cela a tendance à me rendre encore plus combatif mais c’est vrai que ça n’est jamais agréable parce que l’attaque du coup est personnelle plus que politique. C’est déstabilisant et humainement dur. Mais après tout la politique est un milieu, hélas, où il faut apprendre à prendre des coups.
En 2001, un des principaux responsables du SPD appelait les hommes politiques homos à suivre l’exemple du nouveau maire de Berlin qui venait de faire son coming out : "Je crois que les homos et les lesbiennes de la politique pourraient aider leur parti, eux-mêmes et l’opinion publique s’ils n’en faisaient pas mystère." Etes-vous d’accord ?
Oui, je suis d’accord. Il y a une valeur d’exemplarité, a fortiori pour des hommes et des femmes politiques de premier plan. Vivre et assumer clairement son homosexualité, en faire quelque chose de normal et banal ne peut qu’aider des personnes LGBT plus fragiles ou en difficultés, notamment des jeunes, à mieux assumer la leur. Cela légitime aussi la visibilité, casse le phénomène qui veut qu’on présuppose par définition l’hétérosexualité des personnages publics. Au final, cela fait effectivement bouger les lignes et évoluer les mentalités. C’est donc une responsabilité importante des politiques. En même temps, parce qu’on touche à l’identité et à l’intime, il est tout de même difficile, me semble-t-il, d’être dans l’injonction du "coming out".
Pensez-vous que l’orientation sexuelle est encore aujourd’hui un critère retenu par les électeurs et qu’elle peut constituer un réel handicap dans une carrière politique ?
Cela dépend, je pense. Mais les choses évoluent plutôt positivement. Cela dit, il y a encore des différences. Il est clair que je suis sans doute plus handicapé à Vincennes que si je me présentais en plein centre de Paris mais pour un candidat ou une candidate dans des zones plus rurales ou plus difficiles socialement le risque de se heurter à des réactions homophobes ou lesbophobes seraient encore plus important.

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Par Pip Moustache - Publié dans : Info
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